Chauny : l’hypnose médicale, « bouée de sauvetage » des patients

Durant l’opération, Marie-Line Cochet est dans l’échange avec son patient.
Durant l’opération, Marie-Line Cochet est dans l’échange avec son patient.

Modifier la perception des événements pour les rendre plus acceptables. C’est l’objectif de l’hypnose médicale, utilisée à l’hôpital.

À chaque fois, la scène est sensiblement la même. Sur la table d’opération, le patient, conscient, reste calme, presque imperturbable. Pourtant, l’intervention est tout sauf agréable. Le chirurgien est en train de l’opérer d’une cataracte. La douleur est là, mais supportable. Une voix résonne dans le bloc. C’est celle de Marie-Line Cochet, infirmière anesthésiste, formée à l’hypnose médicale et clinique. D’un ton doux et monotone, elle le rassure : « Je fais souvent appel aux souvenirs. Je l’emmène vers quelque chose qui l’apaise, un endroit confortable par exemple ».

Placée à hauteur d’homme, la main posée sur la sienne, la soignante s’introduit dans la conscience de son patient. Une méthode thérapeutique qui permet d’atténuer la douleur, si ce n’est de l’effacer presque intégralement. « Il y a différents degrés d’hypnose, en fonction de la réceptivité du patient. Ça peut être superficiel, comme profond. En fonction, le ressenti de la douleur ne sera pas le même », ajoute-t-elle.

Un complément thérapeutique

L’hypnose reste un complément de soins, et ne peut supplanter l’anesthésie. « C’est un accompagnement. Une méthode naturelle qui réduit l’absorption de médicaments. Mais il y a toujours une prise de drogues, même légère. » Et la pratique semble séduire de plus en plus. « L’hypnose est très utile chez les personnes âgées par exemple, car elles présentent des risques à l’anesthésie et ont souvent d’autres pathologies. Il faut donc éviter l’absorption médicamenteuse », explique Marie-Line Cochet.

L’hypnose est proposée avant l’intervention ou sur demande du patient. Depuis septembre, une dizaine d’entre eux ont laissé leur conscience entre les mains de Marie-Line Cochet. Une alternative « tout bénef » : « C’est mieux pour le malade car il y a moins de médicaments, mais aussi pour l’équipe de soignants qui travaille sur des patients moins agités et dans un environnement plus serein. »

Propos relayé sur laisnenouvelle.fr

 

SUIVEZ NOUS