Traiter l'hyperphagie

L’HYPERPHAGIE EST UN TROUBLE ALIMENTAIRE QUI SE CARACTERISE PAR DES PULSIONS ALIMENTAIRES INCONTROLABLES.

Le contrôle est le point crucial de la dépendance alimentaire. Nous avons tous besoin de nourriture, tous les jours, mais le problème se pose lorsque nous perdons le contrôle sur notre consommation.

 

Sur cette page :

 

L’HYPERPHAGIE

Manger sans faim, plus que nécessaire, ne pas ressentir de sensation de satiété, ce n’est pas simplement une fringale ni de la gourmandise, mais une réelle maladie, et elle concerne autant d’hommes que de femmes. Contrairement à d’autres troubles alimentaires, elle n’est pas compensée par des vomissements, des laxatifs ou des séances de sport excessives.

LES RISQUES D’UNE ALIMENTATION EXCESSIVE

Les gens qui mangent régulièrement ou trop, ou mangent une quantité excessive le même type de nourriture, sont plus susceptibles de développer les problèmes de santé suivants :

 

  • Risque de développer du diabète
  • Risque de surpoids ou d’obésité
  • Hypertension
  • Taux de cholestérol élevé
  • Maladies cardiaques

LES ORIGINES DE L’HYPERPHAGIE

La suralimentation peut aussi avoir des origines chimiques et culturelles. La plupart des experts attribuent ce phénomène à l’augmentation des aliments transformés facilement disponibles qui sont riches en matières grasses, en sel et en sucre ; autrement connu comme la malbouffe. Il y a un certain nombre de raisons pour lesquelles les experts accusent la malbouffe de l’épidémie d’obésité que connait nos sociétés, mais aussi :

 

1-Les éléments chimiques et addictifs de la nourriture.

2- Facteur émotionnel et psychologique

3-La culture de la consommation

1-LES ÉLÉMENTS CHIMIQUES ET ADDICTIFS

Qu’est-ce que « addictif » veut dire ? Addictif décrit toute substance ou activité dont une personne devient chimiquement dépendante pour se créer une « montée »


Que signifie la dépendance chimique ?

Une personne est devenue dépendante chimiquement à une substance ou à une activité quand elle ne peut plus fonctionner normalement sans elle. Est-il possible de devenir dépendant chimiquement (ou accro à) certains types d’aliments ? Afin de répondre à cette question, nous allons d’abord regarder pourquoi les humains ont développé la capacité de devenir accro aux choses.


Les origines de la dépendance

Il y a quelques milliers d’années, il nous fallait beaucoup plus d’efforts qu’aujourd’hui pour survivre. À l’époque, nous devions construire nos propres maisons, tuer notre propre nourriture et lutter contre les adversaires pour le choix de nos partenaires potentiels. Les scientifiques pensent que notre système nerveux a évolué pour nous récompenser pour ces activités particulièrement pénibles. Les humains qui tiraient le plus de plaisir à manger des aliments auraient eu plus de difficultés à les trouver, ce qui signifie qu’ils étaient moins susceptibles de mourir de faim, et les humains qui tiraient le plus de plaisir d’avoir des rapports sexuels auraient mis plus de hargne à trouver un compagnon. Ces deux facteurs ont contribué à augmenter la survie des humains en les rendant plus susceptibles de se reproduire et de transmettre ces caractéristiques de la récompense aux générations futures.

Comment fonctionne le système de récompense ?

Scientifique laboratoire

Les scientifiques qui étudient les rats de laboratoire ont découvert (par accident) que lorsqu’ils attachaient une électrode à une certaine partie du cerveau d’un rat, le rat activait volontairement une pulsion électrique en appuyant sur une barre dans leur cage, ce qui suggérait qu’ils avaient trouvés la stimulation agréable. Les rats ont appuyé sur la barre plus de 2000 fois en une heure, jusqu’à ce qu’ils soient physiquement trop épuisés pour appuyer davantage. En continuant leur recherche, les chercheurs ont découvert que la partie du cerveau provoquant le stimulus agréable était le système dopaminergique mésocorticolimbique, la partie qui contrôlait la libération de l’hormone du bienêtre et de la récompense. C’est le même mécanisme mis en avant lors d’activités telles que l’alimentation, le sexe, l’exercice et l’abus de drogues.


Dans une étude américaine sur les effets de la malbouffe sur le cerveau, 48 jeunes femmes en bonne santé allant de minces à obèses ont reçu un milk-shake à boire alors même que leur cerveau était analysé. Ces analyses ont ensuite été comparées avec un deuxième balayage, où les participantes n’ont cette fois pas eu de milk-shake. Les chercheurs ont alors constaté que le milk-shake avait activé une zone bien précise du cerveau. La même que pour un toxicomane en état de manque.

 

Les drogues par exemple, sont des produits chimiques qui détournent le système de la dopamine, et créer artificiellement un sentiment de récompense. Seulement voilà, nos corps finissent par s’habituer à ces pics de dopamine et il nous faut trouver de plus grandes quantités de ce qui a produits ces pics.

La nourriture peut-elle créer une dépendance ?

Nous savons que les gens deviennent dépendants à des substances telles que la cocaïne, l’alcool ou la nicotine, mais les gens peuvent-il vraiment développer des relations incontrôlables et de dépendance avec la nourriture ?


Il y a de plus en plus de preuves scientifiques pour dire que certains aliments sont plus efficaces pour activer notre système de récompense que d’autres. Les scientifiques pensent que la malbouffe possède beaucoup de propriétés addictives. En particulier certains aliments comme le sucre et la graisse.

LA JUNK FOOD

Junk Food

Selon l’ex-commissaire de la Food and Drug Administration américaine (FDA), le professeur Kessler, certains fabricants de produits alimentaires passent leur temps à créer des combinaisons de sucre, de gras et de sel qui sont si savoureux qu’ils déclenchent un « pic de bonheur », le point où les gens trouvent qu’il est difficile de s’arrêter de manger, même quand ils sont repus. Ces produits sont soigneusement conçus pour stimuler nos hormones, ce qui contribue à la dépendance alimentaire. De nombreux aliments vides stimulent notre appétit au lieu de les satisfaire, nous obligeant à manger beaucoup plus que nous avons vraiment besoin.

2- FACTEUR ÉMOTIONNEL ET PSYCHOLOGIQUE

En plus de regarder les aliments addictifs, les chercheurs et les professionnels de santé se sont penchés sur les causes émotionnelles et psychologiques de la dépendance alimentaire.


L’hyperphagie boulimique est un trouble médical reconnu de l’alimentation (aux mêmes titres que l’anorexie et la boulimie), caractérisé par l’envie intense de manger de grandes quantités de nourriture dans de courtes périodes de temps. Les personnes atteintes de ce trouble de l’alimentation sont plus susceptibles d’être en surpoids en raison de leur incapacité à contrôler l’impulsion fréquente et écrasante de manger. Les « mangeurs frénétiques » ont tendance à se sentir coupables et pris de remords immédiatement après avoir cédé aux fringales.

 

Pour combattre ses pulsions, l’hyperphagique se pliera à des régimes très stricts, et ce, au détriment de son organisme. Mais à force de se priver, il finira par craquer. C’est la loi de la restriction cognitive. Lorsqu’il pensera avoir le contrôle, il se laissera aller. Au début, ça sera avec une petite part de gâteau. Eh bien oui ! Ce petit morceau ne peut pas faire beaucoup de mal ! Mais il y en aura d’autres, de plus en plus grandes, jusqu’à ce que l’hyperphagique revienne à son point de départ.

3- LA CULTURE DE LA CONSOMMATION

Nous vivons dans une culture où la plupart des choses sont facilement disponibles en quelques clics. Nous pouvons maintenant boire, fumer, jouer, manger et se satisfaire sexuellement sans même quitter le confort de nos maisons, ce qui rend très facile de développer certaines dépendances.

En fait, avec la façon dont nous vivons et les traditions que nous perpétuons, il est quasiment impossible d’éviter les substances addictives. Les bars et les pubs par exemple sont là afin que nous puissions sociabiliser autour d’un verre, ce qui se produit généralement avec l’alcool. Nous avons également, par tradition, l’habitude de boire du vin au diner, de fumer un cigare pour la nouvelle année, manger du chocolat à Pâques et de manger du gâteau et du champagne aux anniversaires. Notre culture est ancrée dans des habitudes traditionnelles parfois malsaines.

 
Que la dépendance alimentaire soit causée par les propriétés addictives des aliments que nous mangeons, par les problèmes émotionnels et psychologiques que nous traversons, ou par la culture de consommation dans laquelle nous vivons, le fait est que nous mangeons trop.

LES CAUSES DU SYNDROME D’HYPERPHAGIE INCONTRÔLÉE

Bien qu’il n’y ait pas de cause pour l’hyperphagie boulimique, les épisodes de frénésie alimentaire sont généralement déclenchés par des problèmes psychologiques ou émotionnels sous-jacents, qui pourraient inclure :

 

  • Anxiété
  • Dépression
  • Chagrin 
  • Faible estime de soi / faible confiance en soi
  • Colère
  • Solitude
  • Ennui
  • Surcharge émotionnelle

L’HYPERPHAGIE EST-ELLE RÉPANDUE ?

Il est difficile de discerner le nombre de personnes qui souffrent du syndrome d’hyperphagie incontrôlée parce que pour l’instant, il n’y a aucun moyen officiel de la diagnostiquer. Toutefois, selon plusieurs instituts médicaux, 10 à 15 pour cent des personnes modérément obèses qui ont soussigné à un programme de perte de poids se considèrent hyperphagique.

COMMENT L’HYPNOSE PEUT TRAITER L’HYPERPHAGIE

Séance d'hypnose

Au cours de votre séance d’hypnothérapie, votre hypnothérapeute vous emmènera dans un état de relaxation profonde. Cet état est comparable à une rêverie profonde.

Lorsque vous êtes dans cet état, vous avez tendance à être plus réceptif, ce qui donne à votre hypnothérapeute une chance d’accéder à certaines parties de l’inconscient. Votre hypnothérapeute aura alors pour objectif d’identifier les origines de votre comportement. Il ou elle va explorer votre relation avec la nourriture et éventuellement essayer de compenser ces tendances. En rompant le lien entre l’émotion et la nourriture, vous pourrez être en mesure de briser votre dépendance et votre trouble alimentaire.

Pour modifier ce type de comportement irrationnel, l’hypnose sera d’une aide précieuse. Elle aidera le patient à manger sans culpabilité, à s’arrêter quand arrive la satiété et à retrouver un plaisir dans la nourriture. Elle permettra de proposer au patient d’autres solutions que la crise hyperphagique comme réaction aux difficultés de la vie et aux périodes difficiles.

Souvent utilisée dans le traitement de la boulimie et de l’anorexie, l’hypnose vous permettra de :

 

  • Modifier le comportement alimentaire
  • Gérer la sensation de faim et de satiété
  • Contrôler les pulsions en cas de crise
  • Introduire une nouvelle programmation : « Manger pour vivre » au lieu de « vivre pour manger ».

 

La durée du travail en hypnose pour traiter l’hyperphagie variera d’un patient à l’autre, mais quelques séances suffiront pour venir à bout de ce trouble. Si vous avez des questions à ce sujet ou si vous souhaitez prendre rendez-vous, n’hésitez pas à discuter directement avec les praticiens que nous conseillons sur notre plateforme.

 

L’Hypnose thérapeutique est reconnue comme un moyen efficace de traiter divers problèmes, et de plus en plus de professionnels de la médecine recommandent cette technique.

Le déroulement d'une séance « Détendez-vous ! »

35 minutes à 1h30

Présentation

Vous apprenez à connaitre votre praticien, tout comme lui apprend à vous connaître. N’hésitez pas à lui faire part de vos appréhensions s’il y en a, il sera disposé à répondre à toutes vos questions. Le praticien considère ce que vous êtes en tant que personne dans son ensemble, et pas uniquement la problématique que vous amenez : vous êtes bien plus que votre problème et cette notion est importante pour que le changement soit durable et efficace.

Vos objectifs

Lors de cette deuxième partie, vous et votre praticien évoquerez les objectifs fixés. Il s’agit ici d’en savoir plus sur les raisons de cette séance, et les buts à atteindre pour que vous vous sentiez mieux.

Explication du travail à faire

Maintenant, le praticien à une idée de la manière dont le travail va s’effectuer. Il va vous expliquer le déroulement de la séance et vous guider. Sentez-vous libre d’exprimer ce que vous ressentez et ce dont vous avez besoin pour vous sentir au mieux pendant la séance.

La séance

« Dormez, je le veux ! » Cette formule légendaire est désormais réservée au music-hall… Pratiquée par un praticien, l’hypnose est déclenchée de manière très progressive. Vous êtes libre de parler et de répondre si vous en avez envie ou de répondre intérieurement aux questions et aux phrases qui sont dites. Tout ce que vous aurez besoin de savoir, c'est qu'a partir de maintenant le changement est en marche.

Le réveil

Même si l’état d’hypnose est loin d’être un état de sommeil, nous parlons de « réveil », une façon de revenir à la surface pour profiter des changements qui se sont effectués. Cette dernière étape est souvent l'occasion d’échanger avec son praticien sur la manière dont s'est déroulée la séance.

Présentation Vos objectifs Explication du travail à faire La séance Le réveil